Politique

Législatives du 2 juillet : Les partis en précampagne

À deux mois et demi des élections législatives du 2 juillet, la scène politique nationale s’anime. Deux formations ont donné vendredi et samedi le signal d’un engagement résolu dans la bataille électorale, chacune à sa manière : le FLN en tournée militante à Sétif, le Front de l’Algérie Nouvelle en congrès à Alger. À El Eulma, le secrétaire général du Front de libération nationale, Abdelkrim Benmbarek, a réuni les militants du parti au centre culturel Djilani-Embarek pour un discours de mobilisation sans ambiguïté. Il a mis d’emblée le cap sur l’échéance à venir, soulignant «l’importance de participer aux élections législatives du 2 juillet prochain et de les réussir». Une formule qui en dit long sur l’état d’esprit du vieux parti : il ne s’agit pas seulement d’y participer, mais d’y performer.

Benmbarek a décrit une formation qui se prépare «de façon intensive et organisée, selon une vision claire, des mécanismes précis et un programme électoral ambitieux et réalisable». Sur la question des candidatures — souvent source de tensions internes dans les grands partis —, il a fixé une ligne : «choisir des candidats en fonction de leur compétence et de leur intégrité, qui doivent bénéficier de l’adhésion populaire». Des militants, a-t-il précisé, «capables de défendre les préoccupations des citoyens au sein de l’institution législative». Un discours de renouveau que le FLN tient à chaque cycle électoral, mais qui prend un relief particulier dans un contexte où la crédibilité des représentants politiques reste un enjeu central.

Le même jour à Alger, le Front de l’Algérie Nouvelle tenait son 3e Congrès sous le slogan «L’Algérie nouvelle : l’espoir du peuple et l’enjeu de l’État», en présence de plus de 600 délégués venus de l’ensemble des wilayas. Djamel Benabdeslam y a été reconduit par acclamation à la présidence du parti pour un nouveau mandat. Dans son discours, il a placé les législatives au cœur de son propos, les qualifiant d’«étape cruciale pour consolider le processus des réformes politiques et juridiques entreprises par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune».

Benabdeslam a également tenu à saluer «le dialogue politique sérieux instauré par le président de la République avec toutes les parties prenantes, notamment lors de l’élaboration de la loi sur les partis politiques et la loi relative au régime électoral». Une façon d’inscrire son parti dans la dynamique réformatrice portée par l’exécutif, et de se positionner comme un soutien fiable du processus en cours. Il a par ailleurs évoqué les efforts de l’État pour «diversifier les recettes du pays hors hydrocarbures», signalant que le FAN entend aussi se positionner sur le terrain économique.

Ces deux rendez-vous illustrent la même réalité : à deux mois du scrutin, les partis peaufinent leur positionnement et cherchent à mobiliser leurs bases. Le FLN mise sur sa profondeur territoriale et son ancrage historique. Le FAN joue la carte du renouveau et de l’alignement avec les réformes.

Hocine Fadheli

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