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Coopération énergétique : Adjal accélère les dossiers de partenariat avec Niamey et Abidjan

Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a donné dimanche à Alger des instructions pour accélérer le traitement des dossiers de partenariat et de coopération avec le Niger et la Côte d’Ivoire, confirmant l’ancrage de plus en plus assumé de la diplomatie énergétique algérienne sur le continent africain, où le groupe public Sonelgaz multiplie les chantiers.

Selon un communiqué du ministère, M. Adjal s’exprimait lors d’une réunion de coordination sectorielle consacrée à l’examen et au suivi des dossiers liés au partenariat avec les deux pays, dans le cadre de « l’évaluation des relations de coopération et de partenariat dans le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables et du renforcement de la dynamique de coopération bilatérale ». Le ministre a instruit ses services d' »accélérer la cadence de traitement des dossiers en cours d’examen » et de « renforcer la coordination et la concertation entre les différentes structures concernées », insistant sur « la nécessité d’assurer un suivi minutieux et régulier des dossiers de partenariat et de coopération avec le Niger et la Côte d’Ivoire et d’œuvrer à la concrétisation des engagements convenus ». La rencontre s’est tenue en présence de cadres centraux du ministère et de responsables du groupe Sonelgaz.

Cette réunion s’inscrit dans la continuité d’une séquence déjà dense entre Alger et ces deux capitales ouest-africaines. Avec le Niger, la coopération a franchi une étape concrète le 3 juin dernier, lorsque le Premier ministre Sifi Ghrieb, aux côtés de M. Adjal et de son homologue nigérien Lamine Zeine Ali Mahamane, a présidé à Niamey l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne, d’une capacité de 40 mégawatts, réalisée dans la zone de Gorou Banda. Le projet, porté par Sonelgaz-International, avait été lancé en mars, dans la foulée des accords bilatéraux signés entre les deux pays, et livré en moins de quatre mois, une performance saluée sur place comme un « exploit industriel et logistique ». Des cadres nigériens ont par ailleurs bénéficié de formations à l’exploitation et à la maintenance des installations, tandis qu’un comptoir de pièces de rechange est actuellement à l’étude entre Sonelgaz et la société nigérienne d’électricité, la Nigelec.

Avec la Côte d’Ivoire, la dynamique s’est concrétisée le 30 juin à Abidjan par la signature d’un accord-cadre de coopération dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables, paraphé par M. Adjal et le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Cet accord prévoit notamment un appui immédiat au renforcement de la capacité de production nationale ivoirienne, via des groupes mobiles représentant une capacité cumulée de 100 mégawatts, en attendant la mise en œuvre de projets plus structurants.

Ces deux dossiers illustrent la stratégie assumée par Sonelgaz et sa filiale internationale de faire de l’expertise algérienne un levier de coopération sur le continent. Après le Niger, le groupe a engagé des chantiers similaires au Tchad, où une centrale de 40 MW est en préparation, ainsi que des négociations avancées avec la Tunisie. D’autres projets sont annoncés ou à l’étude au Mozambique, au Sénégal et au Congo, dans la production, le transport et l’ingénierie électriques. Le P-DG de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli, avait résumé cette dynamique en relevant que l’expertise algérienne suscitait désormais des demandes provenant de plusieurs horizons du continent.

Le ministre de l’Énergie entend ainsi transformer les engagements pris ces derniers mois en réalisations concrètes, au service, selon les termes du communiqué, « des intérêts communs et du renforcement des perspectives de coopération dans le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables ».

Samira Ghrib

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