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Moyen-Orient : Téhéran fixe sept conditions à la réouverture du détroit d’Ormuz

L’Iran subordonne toute réouverture du détroit d’Ormuz au respect par les États-Unis de sept conditions préalables, a déclaré dimanche le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, également négociateur de la République islamique. Cette annonce intervient alors que les discussions entre Téhéran et Washington semblent à l’arrêt, au huitième mois d’un conflit déclenché par les frappes israéliennes et américaines du 28 février. M. Ghalibaf a affirmé que l’époque où des demandes unilatérales pouvaient être dictées à l’Iran était révolue. Téhéran indique avoir transmis ses demandes aux États-Unis par l’intermédiaire du Qatar, qui joue un rôle de médiateur. Selon plusieurs rapports, elles portent sur la levée du blocus américain visant les ports et les navires iraniens ainsi que les exportations pétrolières, sur la libération des avoirs iraniens bloqués, sur la levée de l’ensemble des sanctions et sur l’arrêt des opérations militaires contre des alliés de l’Iran dans la région, dont le Hezbollah au Liban. L’intégralité des sept points n’a pas été détaillée dans les informations disponibles.

Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré devant des ambassadeurs étrangers à Téhéran qu’il n’existait « aucune solution militaire, ni aucune solution fondée sur de nouvelles sanctions » au conflit. Il a ajouté que, si l’Iran devait de nouveau faire face à une confrontation militaire, sa riposte serait « plus forte qu’auparavant ». Seules des négociations fondées sur « la justice et l’équité » permettraient, selon lui, de mettre fin au conflit.

Des responsables américains et iraniens s’étaient rencontrés fin septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. L’Iran avait ensuite proposé un plan prévoyant la réouverture du détroit sous sept jours, notamment en échange de la levée des sanctions économiques américaines. Le président américain, Donald Trump, a rejeté cette proposition tout en laissant ouverte la possibilité de négociations indirectes, sans exclure une reprise ultérieure des frappes. Washington a par ailleurs imposé de nouvelles sanctions visant le secteur aérien iranien. Selon Axios, qui cite trois responsables américains, les principaux membres du cabinet du président se sont réunis vendredi à Camp David pour discuter de la suite à donner au dossier iranien et de la situation au Yémen.

Samedi, Donald Trump a estimé que l’Iran avait « pratiquement renoncé » à tout projet d’arme nucléaire, l’un des objectifs régulièrement mis en avant par son administration, et affirmé que les prix du pétrole étaient en baisse. Téhéran a toujours démenti chercher à se doter de l’arme nucléaire. Le président Massoud Pezeshkian l’a réaffirmé le mois dernier à New York, invoquant une interdiction religieuse, et a proposé de diluer les stocks d’uranium enrichi sous contrôle international. L’Iran indique toutefois qu’il ne fera aucune concession sur son programme nucléaire civil tant que les sanctions économiques ne seront pas levées.

Lyes S.

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