Culture

L’Algérie célèbre la Journée de l’artiste: Pour ne pas oublier la France nazie

Le 8 juin 1958, la France coloniale qui avait déjà prouvé ses méthodes barbares par la torture généralisée a décidé de faire peur aux artistes qui avaient choisi de défendre la cause nationale par le biais de l’art. C’est ainsi qu’elle exécutera le chanteur Ali Maachi sur la place publique qui porte aujourd’hui son nom à Tiaret. Pour ne pas oublier cet acte et cette France qui a utilisé les méthodes nazies, l’Algérie a choisi de commémorer cette date chaque année.

La commémoration de la journée de l’artiste sera celebrée ce jeudi pour ne pas oublier le chanteur Ali Maachi executée par pendaison à Tiaret ainsi que deux autres moudjahidine sur l’ex. place Carnot qui porte, aujourd’hui le nom du rand artiste algérien. Cette journée de l’artiste est également dédiée à tous ces artistes Chouhada et moudjahidine qui ont pris les armes ou mis leur talent pour dénoncer le colonialisme français et joindre l’appel du FLN pour lutter afin de libérer l’Algérie. Comme chaque année depuis 1997, l’Algérie s’apprête à célébrer ses artistes, ses créateurs et sa culture à la faveur de la Journée nationale de l’artiste, coïncidant avec le 8 juin de chaque année, et commémorant l’exécution barbare de l’artiste Ali Maâchi, par les forces coloniales un 8 juin 1958. Cette année aussi, l’Algérie célèbre les ambassadeurs de sa culture, mais aussi ses jeunes créateurs à la faveur d’une grande cérémonie de remise du Prix du Président de la République des jeunes créateurs, Ali-Maâchi. Institué en 2006, ce prix récompense les meilleures œuvres littéraires, poétiques, plastiques, cinématographiques, musicales, théâtrales ou encore chorégraphiques proposées pars de jeunes talents afin de les encourager et les accompagner. Outre une récompense financière, le Prix Ali-Maâchi œuvre depuis quelques années à promouvoir et accompagner les lauréats dans la concrétisation, la production ou la publication des œuvres primées. Dans ce sens, le ministère de la Culture et des Arts a déjà organisé des expositions des œuvres plastiques primées, ou signé des contrats de publication avec les lauréats des catégories littéraires par le biais des éditions de l’Entreprise nationale des arts graphiques (Enag). Le nom de Ali Maâchi, inscrit en lettre de sang dans la culture algérienne, a également été attribué au premier lycée national des arts, un premier établissement pilote qui a ouvert ses portes à Alger, à la rentrée scolaire 2022, en application des décisions du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour la création d’un baccalauréat artistique. C’est ainsi, qu’en réponse à la demande des instituts supérieurs et à la dynamique créative artistique en Algérie, cette décision du Président de la République va permettre la sortie de la première promotion de bacheliers en arts en 2024, pour rejoindre les bancs des instituts spécialisés. Cette décision saluée par de nombreuses figures de la culture algérienne, confirme cet intérêt particulier porté par l’Algérie à la formation académique et pratique dans différents domaines artistiques. En matière de formation professionnelle, quatre nouvelles spécialités dans les métiers du cinéma et des Arts avaient été intégrées, en 2021, dans le programme de la formation professionnelle pour assurer une main-d’œuvre qualifiée et spécialisée particulièrement dans les métiers du cinéma et du théâtre. Cette journée est également une occasion pour tous les établissements culturels de présenter et promouvoir de nouvelles créations ou rendre hommage à des figures marquantes de la culture et des arts en Algérie, mais aussi une occasion pour discuter des conditions de travail et faire évoluer le dossier du statut de l’artiste en cours d’élaboration. Dans cette optique le ministère de la Culture et des Arts a finalisé au mois de mai dernier, les consultations avec les professionnels des arts et de la culture en vue d’enrichir ce texte. Le Président de la République avait, pour sa part, souligné son attachement à ce que la nouvelle loi sur l’Artiste « comporte des mécanismes de prise en charge des aspects sociaux de tous les créateurs algériens, dans tous les types d’arts, en guise de reconnaissance de leur apport et de la belle image qu’ils reflètent de l’Algérie ». 

R.C 

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