Politique

Élections législatives : Les partis en précampagne

Le paysage politique algérien s’est animé ce week-end sur plusieurs fronts simultanément. Pendant que le Front des forces socialistes (FFS) menait une tournée de conférences en Kabylie pour préparer les prochaines échéances électorales, le mouvement El Bina tenait à Alger un forum thématique sur la cohésion nationale. A M’Chedallah, dans la wilaya de Bouira, où le Premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, avait ouvert le bal en animant une première conférence politique devant militants et sympathisants du parti. Le ton était celui d’un parti qui veut reprendre pied sur la scène électorale : le FFS, a déclaré Aouchiche, « compte participer aux prochaines échéances électorales pour reconquérir les espaces démocratiques et répondre aux aspirations des citoyens ». Une formulation qui sonne à la fois comme une promesse faite aux militants et comme un message adressé à ceux qui avaient pu douter de l’engagement du parti dans le jeu institutionnel.

À Bouira, Aouchiche a également plaidé pour « un engagement collectif » afin de « poursuivre le processus d’édification du pays » et ouvert la question économique, en appelant à une économie diversifiée. Il a par ailleurs rappelé une vieille fierté du parti : le FFS était, a-t-il affirmé, « le premier parti à revendiquer la reconnaissance de Tamazight comme langue nationale et officielle », une revendication que le parti « a toujours inscrite dans un cadre national » — manière de souligner la cohérence historique d’une formation qui fêtera bientôt six décennies d’existence. Dans l’après-midi, la caravane politique du FFS avait poursuivi sa route vers Aïn El-Hammam, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, où une seconde conférence a été organisée selon le même format. Aouchiche y a réaffirmé la volonté du parti de « tracer de nouveaux horizons » et de participer pleinement aux élections à venir, appelant à « l’engagement et à la participation de tout un chacun ». Cette double étape kabyle — M’Chedallah puis Aïn El-Hammam — s’inscrit dans une série de rencontres que la direction du FFS multiplie en ce moment à travers plusieurs wilayas du pays, dans une logique clairement pré-électorale.

Pendant ce temps, à Alger, le mouvement El Bina choisissait un registre différent. Son président, Abdelkader Bengrina, présidait une conférence thématique consacrée à « la veille stratégique et la cohésion nationale », présentées comme « piliers de la stabilité des États et de la préservation de leur souveraineté ». Bengrina a insisté sur le fait que « la cohésion nationale constitue un véritable bouclier pour faire face aux défis actuels ». Il a salué la décision du président Tebboune relative à la régularisation des Algériens en situation irrégulière à l’étranger, y voyant un acte de « renforcement de l’unité et de l’immunité de l’État ». Il a également mis en avant « le rôle de l’équilibre développemental », citant les grands chantiers en cours, dont le mégaprojet de la mine de fer de Gara Djebilet et la nouvelle ligne ferroviaire Gara Djebilet-Tindouf-Béchar.

H.F.

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