La FIFA le place parmi les 26 stars du Mondial 2026 : Mahrez, l’outsider devenu légende
De l’anonymat du Havre aux sommets de la Premier League et des nuits africaines sous le maillot vert, la FIFA consacre Riyad Mahrez dans sa galerie des 26 stars du Mondial 2026. Un destin hors norme, tracé à force de talent et de caractère.
Il aurait pu passer entre les mailles du filet. Né à Sarcelles, formé dans les divisions inférieures du football français, Riyad Mahrez n’était pas destiné à figurer dans les encyclopédies du ballon rond. Et pourtant. À l’heure où la FIFA dresse le portrait des 26 stars de la prochaine Coupe du Monde, c’est bien lui, le capitaine des Fennecs, que l’instance mondiale du football choisit d’honorer parmi les grands symboles du football africain contemporain. Une reconnaissance qui résonne comme une évidence pour tous ceux qui ont suivi, pas à pas, l’ascension fulgurante de ce gaucher au dribble soyeux.
Tout commence à l’été 2011, lorsque le Havre AC lui offre son premier contrat professionnel. La révélation viendra d’Angleterre, trois ans plus tard, quand Leicester City — pensionnaire de Championship à l’époque — le recrute pour une poignée de millions. Ce que personne ne pouvait alors imaginer, c’est que ce club des Midlands allait écrire, avec Mahrez comme étincelle, l’une des pages les plus folles de l’histoire du football mondial. En 2016, les Foxes remportent la Premier League dans ce qui reste à ce jour le plus grand exploit de l’histoire du championnat anglais. Mahrez en est l’un des artisans majeurs, élu meilleur joueur du championnat cette saison-là.
Manchester City ne tarde pas à s’attacher ses services. Sous la direction de Pep Guardiola, Mahrez confirme qu’il n’était pas un homme d’un seul exploit. Il accumule les trophées nationaux et couronne son parcours avec les Citizens d’une Ligue des champions historique en 2023. Aujourd’hui installé en Arabie saoudite sous les couleurs d’Al-Ahli FC, il a ajouté à son immense palmarès la Ligue des champions asiatique en 2025. La FIFA résume en une formule saisissante cette progression : celle d’un joueur passé des coulisses du football français aux plus grandes scènes du monde.
Mais c’est avec le maillot vert que l’histoire prend une dimension supplémentaire. Capitaine de la sélection nationale, Mahrez a transformé le brassard en symbole de renouveau. Il conduit les Fennecs au sacre lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, inscrivant, selon la FIFA elle-même, «son nom aux côtés de la légende Rabah Madjer dans l’histoire du football algérien». Une formule forte, qui dit tout du poids de l’homme dans la mémoire collective d’un pays passionné de ballon rond. Après les désillusions des éliminatoires de 2018 et 2022, c’est encore lui qui a porté les Verts jusqu’à la qualification pour la Coupe du Monde 2026, confirmant son rôle de «leader de l’équipe», selon les termes mêmes de l’instance mondiale.
L’Algérie se retrouve dans un groupe relevé du Mondial 2026, aux côtés de l’Argentine de Lionel Messi, de l’Autriche et de la Jordanie. Un défi immense, mais les Verts n’arrivent pas en victimes expiatoires. Ils viennent avec leurs ambitions, leur organisation et surtout leur capitaine. Car Riyad Mahrez, à 35 ans, n’a pas dit son dernier mot. Son histoire, commencée dans les quartiers nord de Paris, a toutes les chances de connaître un nouveau chapitre au Mexique, aux États-Unis ou au Canada.
Moncef D.

