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Liban-Sud : L’ONU dénonce les destructions israéliennes

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a dénoncé les démolitions systématiques de villages dans le sud du Liban par les forces d’occupation israéliennes, les qualifiant de destructions « sans aucune justification » au regard du droit international humanitaire. Mazen Shaqoura, représentant de l’institution pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a passé en revue ces violations dans le cadre du bilan de la dernière guerre menée par l’entité sioniste contre le Liban. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes malgré la trêve en vigueur. Un cessez-le-feu de dix jours avait été instauré le 17 avril, avant d’être prolongé de trois semaines supplémentaires à l’issue d’un second cycle de discussions à Washington, annoncé jeudi par le président américain Donald Trump. Mais sur le terrain, les accrochages ne se sont pas interrompus.

Lundi, le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a indiqué lors d’une conférence de presse que les Casques bleus de la FINUL avaient recensé 299 incidents de tirs provenant du sud de la Ligne bleue, soit « l’un des niveaux les plus élevés depuis la cessation des hostilités ». Dujarric a précisé qu’aucune roquette n’avait été détectée en direction du nord vers le sud, et que la FINUL avait observé l’interception d’un projectile par les forces d’occupation israéliennes. Des affrontements entre ces mêmes forces et le Hezbollah ont également été signalés par les contingents onusiens. « Nous continuons d’appeler toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter la cessation des hostilités convenue », a ajouté le porte-parole.

Mardi, les frappes se sont poursuivies. Selon l’Agence nationale libanaise d’information, trois raids aériens ont visé la localité de Zoutar el-Charqiyeh dans le caza de Nabatieh, tandis que des personnes sont portées disparues après une frappe sur le village de Haris dans le caza de Bint Jbeil. Des frappes ont également touché la localité de Jbal el-Batm dans le caza de Tyr, pendant que les forces d’occupation israéliennes ouvraient le feu avec des mitrailleuses lourdes sur la ville de Bint Jbeil. Le bilan humain s’alourdit. Les autorités libanaises ont annoncé mardi que les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont causé la mort de 2 534 personnes et fait 7 863 blessés. Dans la seule nuit de lundi, quatre personnes ont été tuées et 51 autres blessées, dont trois enfants, selon le ministère libanais de la Santé. L’Unité de gestion des risques de catastrophes indique par ailleurs que le nombre de déplacés dans les centres d’hébergement dépasse les 120 000 personnes, réparties dans quelque 31 000 familles.

L.S.

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