Ghaza : Hamas réaffirme sa disposition à appliquer le plan de paix appuyé par Washington
Le mouvement de résistance palestinien Hamas a réaffirmé, samedi, sa disponibilité à mettre en œuvre le plan de paix relatif à la bande de Ghaza soutenu par les Etats-Unis, appelant l’administration américaine à faire pression sur l’entité sioniste pour qu’elle honore ses engagements, alors que les mouvements militaires israéliens se poursuivaient sur plusieurs secteurs du territoire palestinien assiégé. Un responsable du mouvement a indiqué à l’AFP que le Hamas et les autres factions palestiniennes avaient fait part aux médiateurs de leur volonté de s’engager dans la deuxième phase de l’accord, sous réserve que l’occupation y consente et procède à son application effective. La même source a appelé Washington à exercer une pression concrète sur Tel-Aviv afin de contraindre ce dernier à respecter les termes du texte négocié.
La feuille de route en question, présentée récemment par le président américain Donald Trump, prévoit de lier le désarmement du Hamas à un retrait progressif des forces d’occupation du territoire palestinien. Si Washington avait salué, la semaine passée, l’accord de principe du mouvement palestinien sur son volet désarmement, le Premier ministre sioniste Benyamin Netanyahu, engagé dans une campagne électorale marquée par une contestation interne, a exprimé mercredi son rejet du plan, en dépit des assurances données par le représentant du Conseil de la paix pour Ghaza, Nickolay Mladenov, sur un désarmement total du Hamas avant tout retrait.
L’armée d’occupation a par ailleurs affirmé son intention de poursuivre ses opérations contre le mouvement de résistance palestinien, tandis que les tirs israéliens se sont poursuivis samedi sur différentes zones de l’enclave, faisant état de trois blessés par balles à l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud du territoire. Ces tirs ont coïncidé avec des tirs de fusées éclairantes et des départs de feu recensés dans plusieurs secteurs du nord, du centre et du sud de la bande, notamment près d’un centre éducatif à l’est de Beït Lahia et aux abords de l’hôpital Al-Durra, à l’est du quartier d’Al-Tuffah.
Dans le centre de l’enclave, des tirs ont visé les abords du pont de Wadi Ghaza, axe de circulation essentiel pour les déplacements des habitants entre les différentes zones du territoire, ainsi que le secteur de Qoz Abou Jriban, au sud-est de Deir Al-Balah. Des tirs de fusées éclairantes ont également été signalés au nord de Rafah et à l’est de Khan Younès. Ces agressions répétées continuent d’entraver le retour des déplacés vers leurs foyers et de restreindre leur liberté de circulation dans un territoire ravagé par la destruction.
Selon le bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestinienne, 1 257 Palestiniens ont perdu la vie depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu d’octobre 2025. De manière plus globale, l’agression génocidaire sioniste menée contre Ghaza depuis le 7 octobre 2023 a fait, selon le dernier bilan des autorités sanitaires palestiniennes, 73 384 martyrs et 174 242 blessés.
L.S.

