Agression sioniste contre Ghaza : Une pénurie d’eau critique
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza continue de faire des victimes parmi la population civile palestinienne, tandis que la crise humanitaire s’aggrave sous l’effet d’une pénurie d’eau critique et d’une vague de chaleur, dans un contexte de condamnations internationales croissantes visant les violences des colons en Cisjordanie occupée. Les équipes du Croissant-Rouge palestinien ont retrouvé, dimanche, le corps de l’enfant Souheil Massoud Chlouf, 14 ans, tombé en martyr au sud de Khan Younes, dans le sud de la bande de Ghaza, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa. L’adolescent avait été blessé samedi soir par des tirs des forces d’occupation sionistes dans la rue Al-Tina.
Par ailleurs, des sources médicales ont fait état de trois Palestiniens blessés par des tirs des forces sionistes ayant pris pour cible des tentes de personnes déplacées à Al-Mawasi. Selon le dernier bilan provisoire des autorités sanitaires palestiniennes, l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza a fait, depuis le 7 octobre 2023, au moins 73 391 martyrs et 174 280 blessés, en majorité des femmes et des enfants.
21 dépouilles supplémentaires extraites des décombres
Les équipes de la Défense civile de Ghaza ont extrait, samedi, les dépouilles de 21 Palestiniens ensevelies sous les décombres de deux maisons détruites par l’armée d’occupation sioniste. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Basal, a précisé que 12 corps avaient été retrouvés sous les décombres de la maison de la famille Batniji, près du quartier d’Asqula, à l’est de Ghaza, et neuf autres sous ceux de la maison de la famille Gharbiyah, dans le secteur de Katiba, à l’ouest de la ville. Ces opérations s’inscrivent dans la deuxième phase d’un projet lancé le 19 juillet par la Défense civile, qui doit concerner 147 maisons détruites à Ghaza-ville, dans le nord et le centre de la bande, où les dépouilles d’environ 1 072 Palestiniens seraient ensevelies. Une première phase, lancée en novembre 2025, avait permis de récupérer 333 corps dans 54 bâtiments détruits. Environ 9 500 Palestiniens demeurent portés disparus depuis le début de l’agression, selon le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza.
Un déficit en eau dépassant 70 %
Sur le plan humanitaire, la bande de Ghaza fait face à un déficit en eau dépassant 70 %, alors que la population et les déplacés subissent une forte vague de chaleur. Le porte-parole de la municipalité de Ghaza, Hosni Mehanna, a indiqué dimanche que les besoins quotidiens en eau étaient estimés à quelque 100 000 mètres cubes, contre seulement 15 000 à 20 000 mètres cubes disponibles dans les meilleures conditions, soit environ 20 % des besoins réels.
M. Mehanna a souligné que la vague de chaleur aggravait les souffrances de milliers de déplacés vivant sous des tentes dépourvues d’isolation, dans un contexte marqué par les coupures d’électricité et l’effondrement des services essentiels. Il a lancé un appel urgent aux institutions internationales, aux organisations humanitaires et aux donateurs pour qu’ils fassent pression sur les autorités d’occupation sionistes afin d’ouvrir les points de passage et de mettre en place un pont humanitaire durable vers Ghaza, incluant l’acheminement d’équipements nécessaires au rétablissement des services vitaux.
Sur le plan diplomatique, le ministre d’Etat britannique chargé du Moyen-Orient, Stephen Doughty, a appelé à la fin des violences perpétrées par les colons sionistes contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. « Les actes horribles et épouvantables de violence et de terrorisme perpétrés par les colons, dont nous sommes à nouveau témoins en Cisjordanie, doivent cesser », a-t-il déclaré dimanche sur les réseaux sociaux.
Le Royaume-Uni avait déjà condamné, le 30 juillet, les projets de colonisation sionistes et les attaques continues des colons, rappelant que les colonies sont illégales au regard du droit international et compromettent les perspectives d’une solution à deux Etats. Ces dernières semaines, la Cisjordanie occupée a connu une escalade des attaques des colons contre les Palestiniens et leurs biens, sur fond de condamnations internationales croissantes appelant à protéger les civils et à traduire en justice les responsables de ces violences.
L.S.

