Béjaïa célèbre les 70 ans du Congrès de la Soummam : Une nation unie par sa mémoire
Soixante-dix ans après sa tenue, le Congrès de la Soummam continue d’irriguer la mémoire nationale. C’est le message porté mardi à Béjaïa par le secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité, Si El-Hachemi Assad, à l’ouverture du Colloque international consacré à cet événement fondateur de la Révolution de libération. Devant un parterre de chercheurs et d’historiens venus d’Algérie et de l’étranger, M. Assad a résumé en une phrase la portée de cette commémoration. « L’Algérie est une nation unie par une mémoire nationale unificatrice et une identité bien ancrée, un Etat souverain qui préserve son histoire et bâtit son avenir par la volonté de ses enfants », a-t-il déclaré. Cette rencontre scientifique, intitulée « La culture de la résistance, entre histoire, mémoire et imaginaire », se tient sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion de la Journée nationale du Moudjahid qui commémore le double anniversaire de l’Offensive du Nord Constantinois et du Congrès de la Soummam, les 20 août 1955 et 1956.
Pour le secrétaire général du HCA, revenir sur cette page d’histoire n’est pas un simple exercice de commémoration. « Cette commémoration nous permet de faire revivre la mémoire des hommes et des femmes qui ont marqué l’histoire et de tirer du passé ce qui renforce le présent de l’Algérie et consolide son avenir », a-t-il expliqué, avant de souligner que la résistance algérienne, dans toutes ses étapes, a toujours été « un facteur unificateur pour les Algériens » face à l’occupation coloniale. Quant à l’ambition scientifique du colloque, M. Assad a insisté sur la volonté de bâtir « un espace de recherche scientifique rigoureuse et de débat académique responsable ». L’objectif affiché est d’offrir aux chercheurs, historiens et penseurs algériens et étrangers un cadre pour analyser la résistance nationale comme phénomène historique, humain et culturel, tout en interrogeant ses résonances nationales, humaines et universelles.
Le représentant du directeur général des Archives nationales, Mohamed Abbasi, a de son côté replacé le Congrès de la Soummam dans la continuité directe du 1er Novembre 1954. Selon lui, célébrer ce 70e anniversaire constitue « une réaffirmation de l’engagement envers le message de novembre 1954 et une mise en avant des valeurs d’unité nationale, d’appartenance et de dévouement à la patrie ». Il a ajouté que ce rendez-vous scientifique vise avant tout à « mettre en lumière une page de notre histoire, en hommage aux sacrifices des hommes à l’origine du déclenchement de la Révolution nationale dont les objectifs et les principes ont été définis dans la Proclamation du 1er Novembre 1954 ».
L’ouverture officielle de cette rencontre a été présidée par le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, qui a lui aussi tenu à replacer le Congrès de la Soummam au cœur du récit national. Pour le ministre, cet épisode a représenté « un tournant majeur » dans l’histoire de la Révolution de libération, en ayant permis « de procéder à une évaluation et à une structuration des cadres de la Révolution ». Cette étape, a-t-il poursuivi, a « ouvert des horizons plus larges à l’essor et au triomphe de la Révolution », en offrant au mouvement de libération « un temps de réflexion et de restructuration », avant la mise en place de l’organisation qui a réuni les conditions nécessaires pour venir à bout du colonialisme et recouvrer la souveraineté nationale.
Le ministre a également tenu à relier les deux dates commémorées cette semaine, l’Offensive du Nord Constantinois du 20 août 1955 et le Congrès de la Soummam du 20 août 1956, qu’il considère comme « un chapitre lumineux de l’épopée nationale menée par les pionniers de Novembre sur la voie de la libération et de l’affranchissement de notre chère patrie du joug colonial ».
Le ministre a par ailleurs rattaché la tenue de ce rendez vous à l’engagement personnel du chef de l’Etat sur les questions mémorielles, évoquant « l’attention constante et l’intérêt particulier accordés par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la question de la mémoire nationale dans notre Algérie victorieuse, une attention qui participe de la volonté politique de préserver la mémoire et de protéger les symboles nationaux ».
Durant trois jours, de nombreux professeurs et chercheurs issus d’universités algériennes et étrangères vont se succéder à Béjaïa pour interroger, débattre et confronter leurs travaux autour de cette page décisive de l’histoire nationale. La rencontre a été organisée en partenariat entre le Haut Commissariat à l’Amazighité, le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit, la Direction générale des Archives nationales et la Commission nationale Histoire et Mémoire, avec le concours des services de la wilaya de Béjaïa.
Salim Amokrane
Tacherift présente ses condoléances à la famille du défunt moudjahid Mohand Ameziane Sadki
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droits, Abdelmalek Tacherift, a présenté, mercredi à Bejaïa, ses condoléances à la famille du moudjahid Mohand Ameziane Sadki, membre de l’Armée de libération nationale (ALN), décédé cette semaine. Le ministre, accompagné du secrétaire général de la wilaya de Bejaïa, Yahiaoui Said, s’est rendu au domicile familial du défunt moudjahid, dans la commune d’Ouzlaguen, afin de présenter ses condoléances et d’apporter son réconfort aux membres de sa famille. A cette pénible épreuve, M. Tacherift a exprimé ses sincères condoléances et ses sentiments de compassion à la famille et aux proches du défunt, rappelant son parcours de lutte et les sacrifices qu’il a consentis pour la libération de la patrie et le recouvrement de la souveraineté nationale. Le ministre a également prié Allah, le Tout-Puissant, de le gratifier de sa miséricorde infinie, de l’accueillir dans Son vaste paradis aux côtés des martyrs, des pieux et des vertueux, et de prêter à ses proches patience et réconfort.
APS

