Dessalement d’eau de mer : Les assurances de Sonatrach
La Société algérienne de dessalement (filiale du groupe Sonatrach) a affirmé, dans un communiqué diffusé mercredi, que la station de dessalement d’eau de mer de Fouka 1 « fonctionne normalement », précisant que l’ensemble de ses stations de dessalement à travers le pays continuent d’assurer leurs missions « selon des niveaux élevés d’efficacité, de disponibilité et de productivité ».Cette mise au point intervient après plusieurs semaines marquées par des annonces récurrentes de perturbations dans la distribution d’eau potable à Alger et à Tipasa, largement relayées par la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL), et attribuées à des interventions techniques sur cette infrastructure stratégique. Entre les arrêts programmés du 19 au 22 avril, ceux du 12 au 14 juillet, puis du 3 au 5 août, les communes de Koléa, Douaouda, Bou Ismaïl, Chaïba, Aïn Tagouraït, Sidi Rached ou encore Tipasa avaient déjà subi des baisses de production allant jusqu’à 40 % selon les périodes, obligeant la SEAAL à revoir ses horaires de distribution.
Dans son communiqué, la société explique que « toute baisse partielle et conjoncturelle de la production, que ce soit au niveau de la station de Fouka 1 ou d’autres stations, demeure très légère et limitée en volume et en durée, et ne dépasse pas 24 heures, sans qu’elle puisse avoir un quelconque impact sur le déroulement de l’approvisionnement en eau potable ».
L’entreprise insiste également sur le caractère anticipé de ces opérations de maintenance. « ces interventions techniques sont programmées à l’avance et connues, et ne revêtent aucun caractère soudain, ce qui permet de prendre les mesures et dispositions nécessaires en coordination avec les partenaires distributeurs, et de garantir la continuité et la fluidité de l’approvisionnement en eau », indique le communiqué.
Revenant sur le bilan de la saison estivale, marquée par une forte pression sur le réseau hydrique national et une multiplication des incidents à travers plusieurs communes de la capitale, la filiale de Sonatrach affirme que « les stations de dessalement de l’eau de mer n’ont été, durant cet été, la cause d’aucune fluctuation dans l’approvisionnement en eau potable », ajoutant qu’elles ont enregistré « des niveaux élevés d’efficacité et de productivité, grâce aux préparatifs anticipés et aux mesures prospectives prises pour garantir le bon fonctionnement des stations durant la période de pic de consommation ».
La société précise avoir mobilisé « tous ses moyens et capacités humaines et techniques, selon une méthodologie scientifique et organisée », pour assurer la continuité de la production et de l’approvisionnement en eau, soulignant que « toute baisse partielle et limitée de la production ne porte, en aucune manière, atteinte au fonctionnement général du système national d’approvisionnement en eau ».
En conclusion, la Société algérienne de dessalement « renouvelle son engagement permanent à renforcer la sécurité hydrique de l’Algérie et à garantir la continuité de ce service public vital », dans un contexte où la question de l’eau potable reste, cet été encore, l’une des préoccupations majeures des habitants de plusieurs wilayas du pays.
Samir Benisid

