Alger : Une route express pour désengorger l’ouest de la capitale
Le chantier avance, mais pas encore assez vite. Mohamed Abdenour Rabehi, ministre et wali d’Alger, s’est rendu lundi sur le terrain pour inspecter l’état d’avancement des travaux du deuxième tronçon de la route express devant relier le Complexe olympique Mohamed-Boudiaf à la commune de Khraicia. Une visite qui s’est soldée par des instructions fermes aux équipes en charge du projet. Le wali a parcouru le tracé au niveau de la deuxième rocade, depuis la pénétrante de Baba Hassen sur une distance de 3,5 kilomètres. Il a également inspecté les travaux de dédoublement de la route nationale RN36, qui relie les communes de Baba Hassen et d’Ouled Fayet sur un linéaire de 3 kilomètres. Deux segments d’un projet plus vaste, dont la réalisation conditionne en grande partie la fluidité du trafic dans une zone occidentale d’Alger soumise à une pression routière croissante. Sur place, le ministre n’a pas mâché ses mots. Selon le communiqué des services de la wilaya, il a instruit les responsables du chantier « d’accélérer la cadence des travaux, et de prendre l’ensemble des mesures techniques nécessaires pour lever les entraves, notamment celles liées au transfert des canalisations et des réseaux, et à l’installation de l’éclairage public, outre l’aménagement des abords, l’entretien des espaces verts et les opérations de reboisement ». Des obstacles classiques dans ce type de grands travaux urbains, mais qui suffisent souvent à retarder des livraisons pourtant annoncées.
Le projet ne se résume pas à une infrastructure routière supplémentaire. Il s’inscrit, précise le communiqué, dans « la vision stratégique de développement et de modernisation de la capitale, au sein du plan vert élaboré au niveau de la wilaya ». Une formulation officielle qui recouvre des enjeux concrets : une fois achevée, cette route express offrira un accès direct au front de mer au cœur d’Alger, tout en fluidifiant la circulation sur les axes desservant plusieurs communes limitrophes parmi les plus densément peuplées de la capitale, Ben Aknoun, Bouzaréah, Beni Messous et El Biar. Des quartiers résidentiels et administratifs où les embouteillages aux heures de pointe constituent un problème quotidien que les habitants attendent de voir résolu depuis des années.
R.R.

