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Ghaza : Le bilan de l’agression sioniste s’alourdit, nouvelles frappes sur une école

L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 73 032 martyrs et 173 357 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par les autorités sanitaires palestiniennes, alors que de nouvelles frappes ont continué à viser des civils, dont une école accueillant des déplacés.

Selon les mêmes sources, neuf martyrs et 41 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 48 heures, de nombreuses victimes se trouvant encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 11 octobre dernier, 1 021 Palestiniens sont tombés en martyrs et 3 249 autres ont été blessés dans la bande de Ghaza, tandis que les corps de 784 martyrs ont pu être récupérés. Au moins onze Palestiniens, dont quatre membres d’une même famille, sont tombés en martyrs samedi dans des frappes sionistes distinctes. Une frappe survenue dans la nuit de vendredi à samedi contre un immeuble du quartier de Sabra, dans la ville de Ghaza, a fait quatre martyrs – les parents et leurs deux filles -, en plus de douze blessés, a indiqué la Défense civile palestinienne. L’hôpital al-Chifa de Ghaza a confirmé avoir reçu les corps de quatre membres de cette famille, dont deux enfants, ainsi qu’un cinquième corps après une frappe distincte d’un drone sioniste dans le nord de Ghaza-Ville. Trois autres personnes sont tombées en martyres dans la journée de samedi lors d’attaques séparées, selon la même source.

Dimanche, plusieurs personnes ont été blessées à la suite d’un nouveau bombardement effectué par un drone de l’armée sioniste, qui a visé la cour de l’école Ibn Sina, dans le camp d’Al-Shati, au nord-ouest de la ville de Ghaza. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, citant des sources locales, les forces sionistes ont tiré un missile en direction de la cour de cet établissement, faisant plusieurs blessés à des degrés divers. Ce ciblage s’inscrit dans la continuité de l’agression sioniste menée sur la bande de Ghaza, qui a entraîné le martyre et les blessures de dizaines de milliers de citoyens, en plus de la destruction de maisons, d’infrastructures et d’installations civiles, dont des établissements scolaires, dans l’ensemble de l’enclave palestinienne.

Sur le plan humanitaire, les équipes du Croissant-Rouge palestinien ont participé dimanche à une nouvelle opération d’évacuation médicale vers le poste-frontière terrestre de Rafah, concernant 97 personnes, dont 35 patients et 62 accompagnants, dans le cadre des efforts visant à permettre aux malades de recevoir des soins hors de Ghaza, ravagée par plus de deux ans d’agression génocidaire sioniste. L’opération a débuté à l’hôpital de rééducation médicale de l’association, situé dans le gouvernorat de Khan Younès, où les équipes ont assuré l’accueil des patients et de leurs accompagnants, le soutien logistique et humanitaire nécessaire, ainsi que le suivi des procédures de transfert jusqu’au point de départ, dans un contexte marqué par l’effondrement quasi total du système de santé à Ghaza.

Par ailleurs, les autorités d’occupation sionistes ont empêché dimanche une délégation syndicale grecque d’entrer en Palestine, alors que celle-ci se rendait sur place dans le cadre d’une mission de solidarité avec le mouvement ouvrier palestinien. Selon l’Union générale des syndicats des travailleurs palestiniens, les membres de la délégation ont été interceptés dès leur arrivée à l’aéroport, soumis à des interrogatoires approfondis et à des contrôles prolongés, avant d’être refoulés par les services de sécurité sionistes. Dans un communiqué relayé par l’agence Wafa, l’organisation syndicale palestinienne a dénoncé une mesure qu’elle qualifie de « violation grave des droits humains et des libertés syndicales », estimant que cet acte « ne constitue pas un incident isolé », mais s’inscrit dans une politique délibérée des autorités sionistes visant à « isoler la société palestinienne » en restreignant l’accès aux délégations étrangères, y compris celles munies de passeports européens. Face à ces mesures qu’elle juge « arbitraires », l’organisation a lancé un appel à la communauté internationale, dont l’Union européenne, la Confédération syndicale internationale (CSI) et l’Organisation internationale du travail (OIT), pour qu’elles condamnent ces pratiques et exigent le respect des garanties internationales relatives à la liberté de circulation. Le syndicat palestinien a toutefois réaffirmé sa volonté de poursuivre sa diplomatie syndicale et de continuer à accueillir des délégations internationales, en dépit des restrictions imposées.

L.S.

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