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Annaba : Le patrimoine communal, un levier de recettes

La valorisation du patrimoine des collectivités locales commence à porter ses fruits à Annaba et à Seraïdi. Les recettes tirées des biens communaux connaissent une progression significative, traduisant les efforts engagés pour mieux exploiter ce potentiel financier.

Les collectivités locales d’Annaba et de Seraïdi semblent avoir franchi un nouveau cap dans la gestion de leur patrimoine productif. Les revenus issus de l’exploitation des biens communaux ont connu une progression notable, selon le bilan présenté lors d’une réunion consacrée à cette opération et présidée par le wali d’Annaba, Abdelkrim Lamouri. La rencontre a permis de faire le point sur l’évolution du recouvrement et sur les mesures engagées pour améliorer durablement les ressources financières des deux communes. Le bilan présenté par le chef de daïra d’Annaba a fait ressortir une nette évolution des recettes. Dans la commune d’Annaba, les revenus issus des biens communaux s’élevaient à seulement 3,5 milliards de centimes en 2024. Ils sont passés à 16 milliards à la fin de 2025 et jusqu’à mars 2026, auxquels se sont ajoutés 6 milliards de centimes supplémentaires encaissés entre avril et le 15 juillet dernier. Les opérations de recouvrement se poursuivent actuellement afin de récupérer les sommes restant dues. La progression est également sensible dans la commune de Seraïdi. Les recettes générées par le patrimoine communal, qui ne dépassaient pas 300 millions de centimes avant 2025, ont franchi le seuil des 3 milliards de centimes en 2026. Là aussi, les services concernés poursuivent les démarches destinées à améliorer le niveau de recouvrement. Cette évolution a été relevée lors de la réunion par l’inspecteur général chargé de la gestion du secrétariat général, qui a mis en avant les efforts déployés par les différents intervenants. Selon lui, l’amélioration enregistrée est notamment liée au renforcement du suivi sur le terrain et à une meilleure coordination entre les services impliqués dans la gestion et le recouvrement des rentes communales. Les autorités locales entendent toutefois aller plus loin. Il a été recommandé de procéder au renouvellement des contrats arrivés à terme, de veiller à ce qu’aucun bien communal productif ne demeure inexploité et de privilégier la procédure d’adjudication pour l’attribution des locaux appartenant aux collectivités locales. Une meilleure distinction entre les recettes correspondant à l’exercice budgétaire en cours et celles provenant des exercices précédents est également préconisée, afin de disposer d’une lecture plus précise de la situation financière et du niveau réel du recouvrement. De son côté, le wali Abdelkrim Lamouri a salué le travail accompli par le chef de daïra, le trésorier ainsi que les cadres des deux communes. Il a appelé, dans ce contexte, à maintenir cette dynamique et à poursuivre l’exploitation des biens générateurs de revenus, dans le prolongement des objectifs fixés par la feuille de route adoptée en décembre 2025. Le chef de l’exécutif local a également donné des instructions pour accélérer l’assainissement du patrimoine communal et régulariser la situation des biens dont les contrats de location sont arrivés à expiration. Le recouvrement des créances anciennes devra, elle aussi, se poursuivre afin de renforcer les ressources propres des collectivités et de réduire les déperditions financières. Au-delà de la hausse des recettes recouvrées, les autorités locales cherchent désormais à inscrire la gestion du patrimoine communal dans une logique plus durable. Il s’agit de mieux connaître les biens disponibles, les exploiter pleinement, sécuriser les contrats et récupérer les créances afin de faire de ce patrimoine une source régulière de revenus au service des collectivités locales.

Sofia Chahine

admin

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