Ministère de la Culture et des Arts : La Journée nationale de la poésie célébrée mardi dans les bibliothèques publiques
Le ministère de la Culture et des Arts a annoncé le déploiement, mardi, d’un programme culturel national dédié à la Journée nationale de la poésie, organisé dans les bibliothèques principales de lecture publique de l’ensemble des wilayas du pays, sur instructions de la ministre Malika Bendouda, afin de mettre à l’honneur la création poétique algérienne et la place qu’elle occupe dans le paysage culturel national. La Journée nationale de la poésie, commémorée chaque 17 août, coïncide avec l’anniversaire de la mort de Moufdi Zakaria, auteur de l’hymne national « Kassaman » et figure tutélaire du chant patriotique de la révolution algérienne. C’est en écho à cette date symbolique que le ministère de la Culture et des Arts a annoncé, dans un communiqué, la tenue d’un programme national de célébration, décliné cette année dans les bibliothèques principales de lecture publique de l’ensemble des wilayas du pays, et non plus dans un lieu unique comme lors des précédentes éditions organisées au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger.
Le département ministériel précise que cette initiative est menée « en exécution des instructions de la ministre de la Culture et des Arts » et vise, selon le texte officiel, à « valoriser la création poétique algérienne et à célébrer les poètes ainsi que leur contribution à l’enrichissement de la culture nationale ».
Le programme, détaillé par le communiqué, prévoit « des soirées poétiques à travers différentes wilayas », « l’hommage aux poètes », « l’organisation d’expositions de publications, de livres et de recueils de poésie », « la programmation de séances de vente-dédicace au profit des poètes », ainsi que « des visites d’hommage aux poètes ». Des rencontres seront également consacrées, précise le ministère, au « poème national et à son rôle dans l’expression de la mémoire, de l’identité et de l’appartenance ».
Le choix du réseau des bibliothèques de lecture publique comme cadre de la manifestation est pleinement justifié. Ces établissements, en lien avec le Centre national du livre et de la lecture, forment depuis le milieu des années 2000 l’ossature territoriale de la politique de promotion de la lecture en Algérie, avec au moins une bibliothèque principale par wilaya. En y ancrant la célébration, le ministère entend rapprocher la parole poétique du grand public, au-delà des seuls cercles littéraires de la capitale.
Au-delà de l’hommage, l’enjeu affiché par le ministère est double, celui de redonner de la visibilité à une scène poétique algérienne riche mais peu médiatisée, et « ouvrir de nouveaux espaces de dialogue et d’échange », susceptibles, selon le communiqué, de « contribuer à ancrer la culture de la lecture » et à « encourager les jeunes talents à l’écriture et à la création ». Une ambition qui s’inscrit dans un contexte où les autorités culturelles multiplient, ces dernières années, les dispositifs de médiation du livre entre soutien à l’édition, dédicaces et rencontres décentralisées, pour tenter d’endiguer le recul de la lecture chez les jeunes générations.
M.D.

