Stellantis Algérie : Un partenariat pour former ses techniciens de demain
Stellantis Algérie et la direction de la Formation et de l’Enseignement professionnels d’Oran ont signé dimanche une convention de coopération pour rapprocher les centres de formation des besoins réels de l’industrie automobile, au moment où l’usine Fiat de Tafraoui change d’échelle. Le document a été paraphé en marge de la rentrée de la formation professionnelle, session d’octobre 2026, par Sid-Ahmed Belarbi pour la DFEP et par le PDG du groupe, Raoui Beji, en présence de l’inspecteur général de la wilaya, Mahmoud Ould-Amer. Il s’agit, selon l’APS, de « renforcer les compétences des jeunes » et de préparer leur insertion sur le marché du travail, en priorité dans les métiers de l’automobile. Le texte fixe un cadre de travail assez complet. Les spécialités enseignées devront coller aux besoins de la branche, avec une attention particulière aux « métiers d’avenir » liés aux mutations technologiques du secteur et aux services après-vente. La convention prévoit aussi une étude de l’employabilité des diplômés, la montée en compétence des formateurs, leur association aux efforts du groupe en matière de ressources humaines, ainsi que des séminaires et rencontres consacrés au développement de la filière.
L’accord prend tout son sens au regard de la trajectoire de l’usine. Ouvert en décembre 2023, le site de Tafraoui est passé de 17 000 véhicules en 2024 à 53 000 en 2025. En avril dernier, Stellantis a lancé son extension, avec de nouvelles lignes d’assemblage et une unité de peinture, pour viser 135 000 véhicules par an d’ici 2028. Le groupe veut, selon son directeur des opérations pour la région Moyen-Orient et Afrique, Samir Cherfan, « faire de l’Algérie une base industrielle forte ». Une ambition qui exige des mains qualifiées en nombre, et vite.
Samir Benisid

