Culture

Cinéma : Abdelghani Mehdaoui, six décennies d’images, revisitées dans un livre

Sept mois après sa disparition, le cinéaste et réalisateur de télévision Abdelghani Mehdaoui a été célébré samedi à Alger lors d’une rencontre hommage, à l’occasion de la parution d’une biographie signée Radia Boutouil qui revient sur un parcours artistique long de près de soixante ans. Organisée à la villa Dar Abdeltif par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, la rencontre a réuni autour de la mémoire de cet artiste pionnier celles et ceux qui ont croisé sa route ou suivi son travail. Mehdaoui s’est éteint le 6 mars dernier, laissant derrière lui une œuvre qui a accompagné les débuts puis l’évolution de l’image algérienne, du petit comme du grand écran. Intitulé « Abdelghani Mehdaoui, une histoire, une culture », le livre est publié par l’Entreprise nationale des arts graphiques, avec le soutien du ministère des Arts et de la Culture. Son auteure explique avoir voulu « transmettre et faire découvrir le parcours artistique » du réalisateur, notamment aux jeunes générations qui n’ont pas forcément connu ses films. Pour elle, l’ouvrage constitue « un hommage posthume à une figure majeure de la culture en Algérie, qui a marqué de son empreinte, près de six décennies, la télévision et le cinéma algériens ».

Réparti en plusieurs parties, ce volume de 120 pages réunit des repères biographiques, des poèmes et un recueil de photographies du cinéaste. Il donne aussi la parole à ceux qui ont travaillé avec lui, dont les comédiens Madani Namoun, Hichem Mesbah et Ahmed Kadri, plus connu sous le nom de Krikèche, dont les témoignages éclairent l’homme derrière la caméra autant que le professionnel. Né en 1942 à Bologhine, sur les hauteurs d’Alger, Abdelghani Mehdaoui avait signé en 1963 « Meurtre pour héritage », son premier court métrage de fiction, produit par la Télévision algérienne. Il a ensuite réalisé « Médecin de village » en 1975, avec la participation d’Athmane Ariouet, puis « Lektouta » (Les chats) en 1979, une œuvre dont le personnage central, l’inspecteur Tahar, est resté dans les mémoires des téléspectateurs.

R.C.

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